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| J'ai
compilé ci-dessous quelques idées qui guident le matérialiste
dans sa quête de sagesse et de bonheur. Bien sûr ce n'est
là qu'un rapide survol et la liste n'est pas exhaustive, je vous
invite donc à parcourir les ouvrages conseillés (ou d'autres
!) en fin de page pour approfondir la question ! |
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Le matérialiste n'est ni triste, ni résigné ! |
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| L'idéaliste
est celui qui croit en quelque chose qui n'est pas prouvé (comme
disait une amie idéaliste à moi : la Foi, on l'a, ou on
ne l'a pas), il est celui qui accepte de croire quelque chose qui n'est
ni démontré par la science, ni explicable, et qui ne peut
être reproduit par l'expérience. |
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LETTRE A MENECEE (extraits) |
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[...] Il faut donc étudier les moyens dacquérir le bonheur, puisque quand il est là nous avons tout, et quand il nest pas là, nous faisons tout pour lacquérir. [...] Habitue-toi à penser que la mort nest rien pour nous, puisque le bien et le mal nexistent que dans la sensation, et que la mort est l'éradication de nos sensations. [...] Celui qui déclare craindre la mort non pas parce quune fois venue elle est redoutable, mais parce quil est redoutable de lattendre est donc un sot. [...] Ainsi donc, la mort nest rien pour nous, puisque tant que nous vivons, la mort nexiste pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus ! [...] Parmi les désirs nécessaires, certains sont nécessaires au bonheur, d'autres à la tranquillité durable du corps, d'autres à la vie même. Or, une réflexion irréprochable à ce propos sait rapporter tout choix et tout rejet à la santé du corps et à la sérénité de l'âme, puisque tel est le but de la vie bienheureuse et que toutes nos actions ont pour but déviter à la fois la souffrance et l'angoisse. [...] Le plaisir est le principe et le but de la vie bienheureuse. C'est lui que nous avons reconnu le premier des biens naturels, cest lui qui nous fait accepter ou fuir les choses, cest à lui que nous aboutissons, en prenant la sensibilité comme critère du bien. Or, puisque le plaisir est le premier des biens naturels, il sensuit que nous nacceptons pas le premier plaisir venu, mais quen certains cas, nous méprisons de nombreux plaisirs, quand ils ont pour conséquence une peine plus grande. Dun autre côté, il y a de nombreuses souffrances que nous estimons préférables aux plaisirs, quand elles entraînent pour nous un plus grand plaisir. Tout plaisir, dans la mesure où il saccorde avec notre nature, est donc un bien, mais tout plaisir nest pas cependant nécessairement souhaitable. De même, toute douleur est un mal, mais pourtant toute douleur nest pas nécessairement à fuir. Il reste que cest par une sage considération de lavantage et du désagrément quil procure, que chaque plaisir doit être apprécié. En effet, en certains cas, nous traitons le bien comme un mal, et en dautres, le mal comme un bien. Ainsi, nous considérons l'autosuffisance comme un grand bien : non pour satisfaire à une obsession gratuite de frugalité, mais pour que le minimum, au cas où la profusion ferait défaut, nous satisfasse. [...] Du pain et de leau procurent le plaisir le plus vif, quand on les mange après une longue privation. Lhabitude dune vie simple et modeste est donc une bonne façon de soigner sa santé, et rend lhomme par surcroît courageux pour supporter les tâches quil doit nécessairement remplir dans la vie. Elle lui permet encore de mieux apprécier, à l'occasion, les repas luxueux et, face au sort, l'immunise contre l'inquiétude. Quand nous parlons du plaisir comme d'un but essentiel, nous ne parlons pas des plaisirs des débauchés, ni des jouissances sensuelles, comme le prétendent quelques ignorants qui nous combattent et défigurent notre pensée. Nous parlons de labsence de souffrance physique et de labsence de trouble moral. Car ce ne sont ni les beuveries et les banquets continuels, ni la jouissance que lon tire de la fréquentation des jeunes garçons et des femmes, ni la joie que donnent les poissons et les viandes dont on charge les tables somptueuses, qui procurent une vie heureuse, mais des habitudes raisonnables et sobres, une raison cherchant sans cesse des causes légitimes de choix ou daversion, et rejetant les opinions susceptibles dapporter à lâme le plus grand trouble. [...] On ne saurait vivre agréablement sans prudence, sans honnêteté et sans justice, ni avec ces trois vertus vivre sans plaisir. Les vertus en effet participent de la même nature que vivre avec plaisir, et vivre avec plaisir en est indissociable. [...] Epicure |
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