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| Autres poèmes : |
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Méditation grisâtre (Laforgue) - La cigarette (Laforgue) - Narcissique... moi ! (Christian Gilbert ; un poète amateur qui vaut le détour :-)) |
| Autres citations : |
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- Spinoza |
| Haikus |
| Sous
le ciel pluvieux noyé de brumes sales
Devant l'Océan blême, assis sur un îlot, Seul, loin de tout, je songe, au clapotis du flot, Dans le concert hurlant des mourantes rafales. Crinière
échevelée ainsi que des cavales, Partout
le grand ciel gris, le brouillard et la mer, Je
reste là, perdu dans l'horizon lointain |
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| Oui,
ce monde est bien plat ; quant à l'autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort, Et pour tuer le temps, en attendant la mort, Je fume au nez des dieux de fines cigarettes. Allez, vivants,
luttez, pauvres futurs squelettes. Et j'entre au
paradis, fleuri de rêves clairs Et puis, quand
je m'éveille en songeant à mes vers, |
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C'est
à Basho (1644-1694) que l'on attribue la fragmentation du tanka
ou du poème lié (les opinions diffèrent selon les
spécialistes), c'est-à-dire la pratique d'écrire
un hokku sans souci d'enchaînement. Bien longtemps après
Basho, Shiki (père du haïku et du tanka modernes, 1867-1902)
donne un nom à ce "chaînon" isolé: haïku
(haïkaï-hokku).
Qu'est-ce donc que le haïku? C'est un poème sans mots, c'est-à-dire très bref, un tercet d'habituellement 17 (5/7/5) syllabes. Il contient une référence à la nature (kigo), à une réalité non seulement humaine. Sobre, précis, subtil, dense, sans artifice littéraire, il évite les marques habituelles du poétique, telles la rime et la métaphore. Loin du grand souffle lyrique occidental, le haïku peut sembler anodin au premier abord; en fait, il est banal ou sublime, tout se jouant sur la corde raide tendue entre le poète et le lecteur. Passez votre souris sur le texte japonais pour voir la traduction... |
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